Flat lay of smart home devices and smartphone showcasing automation and connectivity.

Domotique et hautes fréquences : ces objets connectés qui communiquent chez vous sans que vous le sachiez

Domotique et hautes fréquences : Tout ce qui communique chez vous sans que vous le sachiez

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Thermostat connecté, serrure intelligente, alarme sans fil, volets automatisés, détecteur de fumée communicant, compteur d’eau connecté… La domotique s’installe partout, dans nos logements comme dans nos entreprises. Elle promet davantage de confort, de sécurité et d’économies d’énergie.

Mais derrière cette simplicité apparente se cache une réalité technique : pour communiquer entre eux, avec une centrale ou avec Internet, de nombreux équipements utilisent des champs électromagnétiques de hautes fréquences, autrement dit des radiofréquences.

Le Wi-Fi et le Bluetooth ne sont que la partie visible de cet univers. D’autres technologies, moins connues du grand public, fonctionnent à 433 MHz, 868 MHz, 169 MHz ou encore 2,4 GHz.

Le résultat ? Un environnement dans lequel plusieurs réseaux sans fil peuvent coexister, parfois jusque dans les pièces où nous passons le plus de temps.

Alors, quels sont ces équipements ? Quelles fréquences utilisent-ils ? Fonctionnent-ils en permanence ? Et comment savoir ce qui se passe réellement dans son logement ou dans ses locaux professionnels ?

Faisons le tour de la question.

1. La domotique : un réseau invisible qui se développe partout

La domotique désigne l’ensemble des technologies permettant d’automatiser, de piloter ou de superviser les équipements d’un bâtiment.

Dans une maison, elle permet par exemple de régler le chauffage depuis son smartphone, d’ouvrir les volets à distance, de recevoir une alerte en cas d’intrusion ou de surveiller sa consommation d’eau.

Dans une entreprise, elle peut gérer le chauffage de plusieurs bureaux, contrôler les accès, superviser les équipements techniques ou optimiser l’éclairage d’un bâtiment et j’en connais un rayon puisque j’ai travailler 15 ans dans ce domaine.

Pour assurer ces fonctions, les appareils doivent échanger des informations. Plusieurs solutions existent :

  • Wi-Fi : connexion au réseau local et à Internet.
  • Bluetooth : communication de proximité entre appareils.
  • Zigbee : réseau basse consommation utilisé par de nombreux capteurs et équipements domotiques.
  • Z-Wave : technologie radio utilisée notamment pour la commande de dispositifs domestiques.
  • Radiofréquences autour de 433 et 868 MHz : fréquences employées par certaines télécommandes, certains capteurs et équipements de commande.
  • Réseaux cellulaires : transmission de données par les réseaux de téléphonie mobile.
  • Autres protocoles propriétaires : certaines marques utilisent leurs propres solutions de communication radio.

Ces technologies n’utilisent pas toutes les mêmes fréquences, les mêmes puissances ou les mêmes modes de transmission.

Il est donc important de ne pas considérer tous les objets connectés comme des émetteurs identiques.

Pour autant, une question mérite d’être posée : combien d’équipements sans fil sont présents dans un bâtiment sans que ses occupants en aient réellement conscience ?

2. Le chauffage : thermostats, têtes thermostatiques et radiateurs connectés

Le chauffage constitue l’un des domaines où la domotique s’est fortement développée.

Les thermostats connectés

Ils permettent de programmer la température, de créer des plages horaires ou de piloter le chauffage à distance.

Selon les modèles, ils communiquent en Wi-Fi, en Zigbee, en Bluetooth ou par une liaison radio propriétaire.

Certains thermostats fonctionnent avec une passerelle centrale : le thermostat échange des informations avec cette passerelle, qui communique ensuite avec la box Internet.

D’autres appareils se connectent directement au réseau Wi-Fi.

Les têtes thermostatiques connectées

Installées sur les radiateurs, elles permettent de réguler la température pièce par pièce.

Elles peuvent recevoir des consignes depuis un thermostat central ou une application mobile. Certains modèles utilisent le Zigbee, d’autres des protocoles radio différents.

Ces dispositifs peuvent être particulièrement nombreux dans un logement équipé pour gérer individuellement chaque pièce.

Imagine un appartement comportant huit radiateurs : si chacun possède sa propre tête thermostatique connectée, plusieurs équipements radio supplémentaires sont présents dans l’environnement.

Cela ne signifie pas que huit émissions puissantes sont produites en permanence. Certains appareils fonctionnent sur piles et transmettent seulement lorsque cela est nécessaire. Leur comportement dépend de leur conception et de leurs réglages.

Les radiateurs et systèmes de chauffage connectés

Certains radiateurs électriques, planchers chauffants, pompes à chaleur et systèmes de chauffage central intègrent également des fonctions de communication sans fil.

Ils peuvent recevoir des ordres de programmation, transmettre leur état ou communiquer avec une passerelle domotique.

À retenir : avant de conclure qu’un appareil de chauffage émet des radiofréquences, il faut identifier son modèle et son protocole. Un thermostat filaire classique n’a pas le même fonctionnement qu’un thermostat connecté sans fil.

3. Les volets roulants, stores et rideaux motorisés

Symmetrical arrangement of windows on a white residential building facade in Lorient, France.

Les volets roulants motorisés sont très répandus, aussi bien chez les particuliers que dans les bureaux.

Certains fonctionnent avec une commande filaire. D’autres utilisent une télécommande radio ou peuvent être intégrés à un système domotique.

Les solutions connectées permettent notamment de :

  • Commander les volets depuis un smartphone.
  • Programmer leur ouverture et leur fermeture.
  • Simuler une présence pendant une absence.
  • Coordonner les volets avec le chauffage ou l’éclairage.
  • Centraliser les commandes de plusieurs pièces.

Selon les fabricants et les générations d’équipements, les communications peuvent utiliser des bandes de fréquences telles que 433 MHz, 868 MHz ou 2,4 GHz.

Les stores extérieurs, les rideaux motorisés et certains équipements de protection solaire peuvent fonctionner de manière similaire.

Un point important : un moteur électrique ne communique pas nécessairement par radio. C’est la commande ou le module de communication associé qui peut utiliser une liaison sans fil.

Lors d’un diagnostic, il faut donc distinguer le fonctionnement électrique du moteur de celui de son éventuel émetteur radio.

4. Les serrures connectées, digicodes et contrôles d’accès

Les systèmes de verrouillage intelligents se développent dans les logements, les bureaux, les locations saisonnières et les locaux professionnels.

Ils peuvent permettre d’ouvrir une porte à l’aide :

  • D’un smartphone.
  • D’un badge ou d’une carte.
  • D’un clavier à code.
  • Une empreinte digitale
  • D’une télécommande.
  • D’une application permettant de gérer les droits d’accès à distance.

Les technologies utilisées varient selon les dispositifs.

Le Bluetooth est fréquent pour communiquer à proximité entre un téléphone et une serrure. Le Wi-Fi peut être utilisé directement ou par l’intermédiaire d’une passerelle. Certains systèmes s’appuient sur d’autres protocoles radio.

Il faut également distinguer le badge sans contact, la serrure connectée et le lecteur de contrôle d’accès : ils ne fonctionnent pas nécessairement sur les mêmes fréquences.

Dans les entreprises, les systèmes de contrôle d’accès peuvent être installés à chaque entrée, dans les zones sécurisées ou à proximité de certains équipements.

Les serrures et lecteurs ne transmettent pas tous en permanence. Certains ne communiquent qu’à l’approche d’un badge ou lors d’une commande.

5. Les alarmes, détecteurs de mouvement et capteurs d’ouverture

A sleek security camera installed indoors, demonstrating modern surveillance technology.

Les systèmes d’alarme sans fil représentent une autre famille importante d’équipements radio.

Ils peuvent comprendre :

  • Des détecteurs de mouvement.
  • Des contacts d’ouverture de portes et de fenêtres.
  • Des détecteurs de bris de vitre.
  • Des sirènes.
  • Des claviers de commande.
  • Des télécommandes.
  • Des détecteurs techniques.
  • Une centrale communiquant avec un service de télésurveillance.

Les capteurs transmettent leurs informations à une centrale. Selon les modèles, les communications peuvent utiliser des fréquences autour de 433 MHz, 868 MHz ou d’autres bandes autorisées.

Les fréquences exactes dépendent du matériel et de sa version.

Les alarmes transmettent-elles en permanence ?

Pas nécessairement.

Un détecteur alimenté par pile peut rester en veille et transmettre lorsqu’il détecte un événement, lorsqu’il effectue un contrôle périodique ou lorsqu’il doit signaler son état.

Une centrale peut, quant à elle, utiliser le Wi-Fi, un réseau Ethernet ou une connexion cellulaire pour communiquer avec l’extérieur.

Certains équipements peuvent donc associer plusieurs technologies : une liaison radio entre les capteurs et la centrale, puis une liaison Internet ou mobile entre la centrale et le service distant.

Il ne faut pas confondre la présence de plusieurs équipements radio avec une émission continue de chacun d’entre eux.

En revanche, lorsque plusieurs dispositifs sont installés dans un bâtiment, il devient utile de connaître leur technologie et leur fonctionnement réel.

6. Les détecteurs de fumée, de monoxyde de carbone et les capteurs techniques

Tous les détecteurs ne sont pas connectés. Un détecteur de fumée autonome classique peut fonctionner sans aucune communication radio.

Mais certains modèles peuvent être interconnectés : lorsqu’un détecteur déclenche une alarme, il transmet l’information aux autres détecteurs ou à une centrale.

D’autres équipements permettent de surveiller :

  • Les fuites d’eau.
  • La présence de fumée.
  • Le monoxyde de carbone.
  • Les variations de température.
  • L’humidité.
  • L’ouverture d’une porte de local technique.
  • Les risques de gel.
  • Les défauts de fonctionnement de certaines installations.

Ces capteurs peuvent utiliser le Zigbee, des protocoles radio propriétaires, le Wi-Fi ou d’autres technologies.

Dans une maison, ils peuvent être installés dans les chambres, les pièces de vie, la cuisine, la cave ou le garage.

Dans une entreprise, ils peuvent être répartis dans les bureaux, les réserves, les locaux techniques, les salles informatiques et les zones de stockage.

La fréquence et la durée des transmissions dépendent du dispositif : certains transmettent périodiquement, d’autres principalement lorsqu’un événement survient.

7. Les compteurs communicants : attention, ils ne fonctionnent pas tous de la même manière

Les compteurs communicants sont souvent regroupés dans les discussions sur les objets connectés. Pourtant, leurs technologies diffèrent sensiblement.

Le compteur électrique Linky

Le compteur Linky utilise principalement la technologie du courant porteur en ligne (CPL) pour communiquer avec le concentrateur du réseau.

Le CPL fait circuler les signaux de communication dans les câbles électriques. Il ne s’agit donc pas d’une transmission radio entre le compteur et le concentrateur.

Les générations de compteurs Linky utilisent des signaux dans des bandes de fréquences allant de quelques dizaines de kilohertz à environ 90 kHz, selon la technologie employée.

Il faut donc distinguer :

  • Le courant électrique à 50 Hz.
  • Les signaux CPL superposés au réseau électrique.
  • Les éventuels équipements radio supplémentaires installés séparément.

Le compteur Linky ne doit pas être présenté comme un émetteur Wi-Fi ou comme un émetteur radio classique.

L’ANFR détaille son fonctionnement et les mesures réalisées sur sa page consacrée au compteur Linky.

Le compteur de gaz Gazpar

Le compteur Gazpar utilise, lui, une communication radio pour transmettre les informations de consommation.

Selon l’ANFR, les dispositifs concernés fonctionnent dans la bande 169,4–169,475 MHz. Les transmissions sont brèves et peu fréquentes, et non continues pendant toute la journée.

Les caractéristiques peuvent être consultées sur la page officielle de l’ANFR consacrée au compteur Gazpar.

Les compteurs d’eau communicants

Certains compteurs d’eau utilisent également une liaison radio pour transmettre les données de consommation.

Selon le gestionnaire et le modèle, les dispositifs peuvent fonctionner autour de 169 MHz ou dans des bandes proches de 868–870 MHz.

Les transmissions peuvent être périodiques et très brèves.

Il est donc impossible de déduire le fonctionnement radio d’un compteur d’eau sans identifier le système installé.

Le point essentiel : compteur électrique, compteur de gaz et compteur d’eau ne sont pas synonymes d’une même technologie radio. Le diagnostic doit distinguer les communications par les câbles électriques des transmissions radio dans l’air.

8. Les prises connectées, ampoules intelligentes et interrupteurs sans fil

L’éclairage et les prises électriques sont également concernés.

Les prises connectées permettent de commander à distance un appareil, de programmer son fonctionnement ou de suivre sa consommation électrique.

Les ampoules intelligentes peuvent changer d’intensité, de couleur ou de programmation depuis une application ou une commande centrale.

Les interrupteurs sans fil permettent de piloter des équipements sans devoir tirer un câble de commande jusqu’à chaque point de contrôle.

Selon les produits, ces dispositifs utilisent notamment :

  • Le Wi-Fi.
  • Le Bluetooth.
  • Le Zigbee.
  • Le Z-Wave.
  • Des protocoles radio propriétaires.

Le Zigbee et le Bluetooth utilisent notamment la bande des 2,4 GHz. Certaines solutions Z-Wave européennes fonctionnent dans des bandes autour de 868 MHz.

La liste des bandes libres et de leurs usages est présentée par l’ARCEP dans son portail des bandes libres.

Il faut cependant rester précis : certains interrupteurs et certaines prises sont filaires et n’émettent aucune radiofréquence pour leur commande.

De plus, un appareil Zigbee ne se comporte pas nécessairement comme un appareil Wi-Fi. Le protocole, la puissance d’émission, la fréquence des transmissions et le mode veille diffèrent.

9. Les systèmes de ventilation, de climatisation et de qualité de l’air

Les bâtiments modernes intègrent de plus en plus de capteurs et de systèmes de régulation.

On trouve notamment :

  • Des thermostats de climatisation connectés.
  • Des sondes de température et d’humidité.
  • Des capteurs de CO₂.
  • Des détecteurs de présence.
  • Des systèmes de ventilation pilotés automatiquement.
  • Des équipements de gestion technique du bâtiment.

Dans les entreprises, ces équipements peuvent être intégrés à une GTB, ou gestion technique du bâtiment, afin de centraliser la supervision du chauffage, de la climatisation, de la ventilation et parfois de l’éclairage.

Les communications peuvent être filaires, par exemple avec certains bus de terrain, ou sans fil, via le Wi-Fi, le Bluetooth, le Zigbee ou des protocoles radio dédiés.

Un capteur de qualité de l’air n’est donc pas nécessairement un émetteur radio. Il faut vérifier si le modèle utilise une liaison sans fil ou une connexion filaire.

Dans un grand bâtiment, l’enjeu peut être moins lié à un équipement isolé qu’à la multiplication de dispositifs répartis dans les locaux.

10. Les équipements professionnels : une domotique souvent plus dense

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En entreprise, les systèmes connectés ne se limitent pas au chauffage ou aux volets.

On peut rencontrer :

  • Des badges et lecteurs de contrôle d’accès.
  • Des capteurs de présence.
  • Des systèmes de réservation de salles.
  • Des capteurs de température et d’humidité.
  • Des détecteurs de fuite.
  • Des équipements de gestion de l’éclairage.
  • Des capteurs de consommation énergétique.
  • Des dispositifs de suivi des équipements.
  • Des systèmes de surveillance technique.
  • Des capteurs connectés dans les entrepôts et les locaux de production.

Certains utilisent le Wi-Fi ou le Bluetooth. D’autres utilisent des protocoles basse consommation, des réseaux radio longue portée ou des liaisons filaires.

Les technologies employées varient fortement selon le bâtiment, son ancienneté, son équipement et les choix de l’installateur.

Dans un bureau, un entrepôt ou un hôtel, plusieurs réseaux peuvent coexister : réseau informatique Wi-Fi, équipements Bluetooth, capteurs domotiques, contrôle d’accès et communications mobiles.

Cette coexistence ne signifie pas automatiquement que les niveaux d’exposition sont élevés. Elle montre surtout qu’un bâtiment connecté peut comporter de nombreuses sources potentielles qu’il faut savoir identifier.

11. Quelles sont les principales fréquences utilisées ?

Voici un aperçu des bandes que l’on peut rencontrer dans les logements et les entreprises.

Fréquence ou bandeExemples d’utilisation
169 MHzCertains compteurs communicants de gaz et d’eau
433 MHzCertaines télécommandes, certains capteurs et dispositifs d’alarme
868 MHzCertains équipements domotiques, capteurs et dispositifs radio
2,4 GHzWi-Fi, Bluetooth, Zigbee et Thread
5 GHzCertains réseaux Wi-Fi
Bandes cellulairesCertains équipements connectés utilisant les réseaux mobiles

Ce tableau est indicatif : la technologie exacte dépend du modèle, de la version et du pays.

Il est également important de distinguer les radiofréquences du CPL utilisé par certains compteurs électriques. Même si le CPL utilise des fréquences supérieures à 50 Hz, le signal circule dans les câbles : ce n’est pas une liaison radio classique.

12. Plusieurs objets connectés : faut-il s’inquiéter d’une accumulation des ondes ?

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C’est une question légitime, mais il faut éviter deux conclusions trop rapides.

La première serait de considérer qu’un logement comportant de nombreux objets connectés présente nécessairement une exposition élevée.

La seconde serait de supposer que la multiplication des équipements ne mérite jamais d’être examinée.

Le nombre d’appareils ne suffit pas à déterminer l’exposition réelle.

Pour évaluer une situation, il faut notamment considérer :

  • La fréquence utilisée.
  • La puissance d’émission.
  • La durée et le rythme des transmissions.
  • La distance entre l’équipement et les occupants.
  • La présence de plusieurs sources dans une même zone.
  • Les caractéristiques des signaux et les conditions de mesure.

Un capteur qui transmet quelques millisecondes de temps en temps ne se comporte pas comme un équipement qui communique régulièrement. De même, un appareil situé à proximité immédiate d’une personne ne présente pas la même configuration qu’un équipement installé à plusieurs mètres.

Il faut aussi distinguer les champs électromagnétiques de basses fréquences liés à l’alimentation électrique et les radiofréquences utilisées par les communications sans fil.

En France, l’Anses a notamment souligné l’intérêt de mieux caractériser l’exposition liée à la multiplication des objets connectés. Son expertise sur les compteurs communicants rappelle la nécessité de disposer de méthodes adaptées pour étudier les expositions cumulées.

Cette question mérite donc une approche mesurée : ni dramatisation automatique, ni conclusion sans vérification.

13. Comment réduire les émissions radio inutiles ?

Il n’est pas nécessaire de supprimer toute la domotique pour réfléchir à son environnement électromagnétique.

La première étape consiste à identifier les équipements réellement utilisés et à déterminer si leurs fonctions sans fil sont indispensables.

Quelques mesures simples peuvent être envisagées :

1. Choisir les équipements en connaissance de cause.
Avant un achat, vérifier le protocole de communication, les fréquences utilisées et la possibilité de fonctionner en mode filaire.

2. Désactiver les fonctions sans fil inutiles.
Lorsque le fabricant le permet et que cela ne compromet ni la sécurité ni le fonctionnement, certaines fonctions radio peuvent être désactivées.

3. Éviter les équipements superflus.
Tous les appareils n’ont pas nécessairement besoin d’être connectés à Internet ou pilotés depuis un smartphone.

4. Réfléchir à l’emplacement des équipements.
Éviter de placer sans raison des passerelles ou des appareils radio à proximité immédiate des zones où l’on passe de longues périodes, notamment les lieux de repos.

5. Ne pas confondre filaire et sans fil.
Une commande filaire peut éviter une liaison radio supplémentaire, mais elle ne supprime pas les champs électriques et magnétiques liés au fonctionnement de l’installation électrique.

6. Vérifier les caractéristiques techniques.
La notice du fabricant permet souvent d’identifier les fréquences, le protocole, la puissance radio maximale et les modes de fonctionnement.

L’objectif n’est pas de supprimer toute technologie, mais de faire des choix cohérents avec ses besoins et son environnement.

14. Pourquoi faire réaliser un diagnostic électromagnétique ?

Lorsqu’on souhaite comprendre l’environnement électromagnétique d’un logement ou d’une entreprise, il ne suffit pas de compter les appareils visibles.

Un diagnostic doit commencer par un inventaire des sources potentielles, puis par des vérifications adaptées à la situation.

Chez PM’ondes, l’approche consiste à identifier les équipements présents, à examiner leurs caractéristiques et à réaliser des mesures ciblées lorsque cela est pertinent.

Selon le contexte, le diagnostic peut notamment porter sur :

  • Les radiofréquences liées au Wi-Fi et aux équipements sans fil.
  • Les sources extérieures, comme les antennes-relais, lorsque leur contribution doit être étudiée.
  • Les champs électriques et magnétiques de basses fréquences.
  • Les équipements électriques et électroniques proches des lieux de repos ou des postes de travail.
  • Les sources spécifiques identifiées lors de la visite.

Les mesures doivent être réalisées avec des appareils adaptés aux fréquences étudiées et dans des conditions permettant d’interpréter correctement les résultats.

Une mesure ponctuelle peut ne pas révéler toutes les émissions intermittentes. Pour certains équipements, il est donc nécessaire de tenir compte de leur cycle de fonctionnement ou de répéter les mesures à différents moments.

Le but est de comprendre la situation réelle, de hiérarchiser les sources et de proposer, lorsque cela est pertinent, des adaptations proportionnées.

Conclusion : la domotique est pratique, mais il faut savoir ce qui communique autour de nous

Thermostats, serrures intelligentes, alarmes, volets roulants, compteurs communicants, prises connectées et systèmes de gestion technique du bâtiment : les objets connectés se sont installés dans notre quotidien.

Ils n’utilisent pas tous les mêmes fréquences et ne transmettent pas tous en permanence. Certains communiquent par radio, d’autres par les câbles électriques ou par des liaisons filaires.

Le véritable enjeu est donc de connaître les équipements présents, de comprendre leur fonctionnement et de mesurer ce qui doit l’être.

La technologie n’est pas nécessairement le problème. L’absence d’information et de compréhension de son environnement peut, en revanche, empêcher de faire des choix éclairés.

Chez soi comme en entreprise, mieux connaître les sources électromagnétiques permet de réfléchir à leur emplacement, à leur utilité et aux solutions disponibles.

PM’ondes — Mettre en lumière l’invisible, pour être bien chez soi et en soi.

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