« Cuisson lente, thermostat 5G »

« Cuisson lente, thermostat 5G » Anthony Brun-Maestroni … Un jeune homme qui explique bien l’électro-hypersensibilité !

Et si nous étions en train d’expérimenter à grande échelle ?

Le témoignage d’Anthony Brun-Maestroni mérite que l’on s’arrête… et que l’on écoute

Il y a des témoignages que l’on peut facilement balayer d’un revers de main.

Et puis il y a ceux qui nous obligent à nous poser des questions.

L’histoire d’Anthony Brun-Maestroni appartient, à mon sens, à cette deuxième catégorie.

Son parcours est particulièrement interpellant : ancien ingénieur, il raconte comment son environnement électromagnétique est progressivement devenu incompatible avec sa vie quotidienne, jusqu’à l’amener à modifier profondément son mode de vie et son environnement. Son expérience personnelle constitue aujourd’hui le point de départ de ses conférences et de son travail de sensibilisation.

🎥 Je vous invite vraiment à prendre le temps d’écouter cette conférence.

Voir la vidéo d’Anthony Brun-Maestroni – « Cuisson lente, thermostat 5G »


Son calvaire commence en 2006…

Ce qui est particulièrement intéressant dans son témoignage, ce n’est pas uniquement ce qu’il raconte avoir vécu.

C’est également la réflexion qu’il construit à partir de cette expérience.

À mesure que les technologies sans fil se développent, notre environnement électromagnétique se transforme.

Nous sommes passés en quelques décennies :

2G → 3G → 4G → 5G

auxquelles se sont ajoutés :

Wi-Fi → Bluetooth → objets connectés → compteurs communicants → IoT → réseaux toujours plus denses.

La 5G introduit notamment de nouvelles bandes de fréquences et des techniques telles que le beamforming. L’OMS souligne elle-même que les caractéristiques de l’exposition peuvent varier davantage selon la localisation des utilisateurs et leur utilisation du réseau.

Et demain ?

La 6G est déjà au cœur de la recherche et du développement.


Une question dérangeante : que se passe-t-il lorsque l’environnement change en permanence ?

C’est ici que le raisonnement d’Anthony devient particulièrement intéressant.

Il met en parallèle les différentes étapes de l’électrification et du développement des technologies de communication avec l’apparition ou l’augmentation de différentes pathologies qu’il qualifie de « pandémiques ».

Corrélation ne signifie évidemment pas causalité.

C’est une règle fondamentale lorsqu’on analyse n’importe quelle donnée sanitaire.

Mais l’inverse est également vrai :

L’absence de causalité démontrée ne signifie pas qu’une question ne mérite pas d’être étudiée.

Et c’est précisément là que le débat devient intéressant.


Nous avons changé notre environnement électromagnétique à une vitesse vertigineuse

Regardons simplement notre quotidien.

Il y a quelques décennies, notre logement comportait essentiellement :

  • une installation électrique 50 Hz ;
  • quelques appareils électroménagers ;
  • une radio ;
  • éventuellement une télévision.

Aujourd’hui, une habitation peut contenir :

📶 plusieurs points Wi-Fi
📱 plusieurs smartphones
💻 ordinateurs et tablettes
📺 téléviseurs connectés
⌚ montres et objets connectés
📡 répéteurs Wi-Fi
🔌 CPL
⚡ compteur communicant
🏠 domotique
🚗 véhicule connecté
🔋 panneaux photovoltaïques et onduleur
🚙 borne de recharge

Et cette liste ne cesse de s’allonger.

Notre environnement électromagnétique n’est donc plus celui de nos parents.

Ce constat, lui, n’est pas controversé : l’ANSES souligne elle-même la multiplication des sources d’exposition et poursuit depuis de nombreuses années ses travaux sur les champs électromagnétiques, des très basses fréquences jusqu’aux radiofréquences.


Et c’est là que je trouve la démarche d’Anthony intéressante

Je ne vous demande pas de croire aveuglément à toutes ses conclusions.

Je vous invite à écouter son raisonnement.

À regarder les dates.

À observer l’évolution des technologies.

À regarder l’évolution de nos modes de vie.

Puis à vous poser votre propre question :

Sommes-nous suffisamment attentifs à ce que nous introduisons dans notre environnement ?

Parce qu’une technologie peut être formidable sur le plan technique…

…et nécessiter malgré tout que l’on s’intéresse sérieusement à ses conséquences environnementales et biologiques.

Les deux ne sont pas incompatibles.


⚠️ Attention toutefois à ne pas tomber dans l’autre excès

Je le précise volontairement car c’est aussi ma façon d’aborder mon propre travail.

Je ne prétends pas que chaque maladie moderne est provoquée par les ondes.

Ce serait scientifiquement intenable.

Les autorités sanitaires ne concluent pas aujourd’hui à une causalité établie entre les niveaux d’exposition habituels aux radiofréquences et l’ensemble des pathologies évoquées dans ce type de discours.

L’ANSES estime notamment qu’au vu des données disponibles, il est peu probable que le déploiement de la 5G en 3,5 GHz entraîne de nouveaux risques sanitaires, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les recherches et de suivre l’évolution de l’exposition. Pour la bande 26 GHz, l’agence indiquait que les données disponibles ne permettaient pas encore de conclure.

Cette nuance est essentielle.

Mais elle ne devrait pas conduire non plus à fermer la porte à la recherche.


🔬 Mesurer plutôt que croire

C’est précisément la philosophie qui m’a conduit à m’intéresser professionnellement aux pollutions électromagnétiques.

Je ne crois pas que la bonne question soit :

« Les ondes sont-elles bonnes ou mauvaises ? »

La réalité est beaucoup plus complexe.

La bonne question est plutôt :

« À quoi sommes-nous exposés, à quel niveau, à quelle fréquence, pendant combien de temps et quelles sources pouvons-nous éventuellement réduire ? »

C’est une approche beaucoup plus pragmatique.

On mesure.

On identifie.

On cherche les sources.

On compare.

Et lorsque cela est possible, on agit à la source.


🌱 Parce que la précaution n’est pas la peur

Il y a une différence fondamentale entre avoir peur de la technologie et apprendre à mieux vivre avec elle.

Je ne suis pas technophobe.

La technologie fait partie de notre quotidien et apporte énormément de bénéfices.

Mais la technologie ne devrait jamais devenir une excuse pour ne plus poser de questions.

Et surtout, nous ne devrions pas attendre systématiquement qu’un problème soit définitivement démontré avant de chercher à réduire les expositions inutiles lorsque cela est simple, raisonnable et sans conséquence sur notre confort.

C’est tout le sens de ce que j’appelle l’hygiène électromagnétique.


🎥 Alors écoutez Anthony…

Son histoire ne constitue pas à elle seule une preuve scientifique.

Mais elle constitue un témoignage humain et un point de départ pour une réflexion.

Et certaines questions méritent d’être posées, même lorsqu’elles dérangent.

👉 Que se passe-t-il réellement lorsque nous augmentons continuellement notre environnement électromagnétique ?

👉 Avons-nous suffisamment de recul sur les effets à long terme des technologies que nous déployons ?

👉 Les méthodes actuelles d’évaluation de l’exposition sont-elles toujours adaptées aux technologies modernes ?

👉 Et surtout : pouvons-nous développer le numérique sans oublier le vivant ?

Je vous laisse écouter Anthony Brun-Maestroni et vous faire votre propre opinion.

Merci Anthony pour ce témoignage et pour le travail de sensibilisation que tu accomplis.

Et peut-être qu’au fond, la question n’est pas de savoir s’il faut être pour ou contre les ondes.

La vraie question est peut-être simplement :

« Jusqu’où sommes-nous prêts à aller au nom du progrès… et avons-nous suffisamment mesuré ce que nous sommes en train de changer ? »

▶️ Voir la conférence d’Anthony Brun-Maestroni sur YouTube

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